Degree verification service : registres officiels en Belgique
Quels registres un recruteur belge peut-il consulter pour vérifier un diplôme ? FWB, ARES, équivalences, NARIC-Vlaanderen, INAMI, RGPD et CCT n° 38.

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Un degree verification service (service de vérification de diplômes) compare le nom, l'établissement, l'intitulé du diplôme et les dates d'un document à une source officielle : un registre public ou la réponse de l'établissement émetteur. En Belgique, il n'existe pas de registre unique des diplômés, car l'enseignement est une compétence des Communautés. Le recruteur combine donc les listes officielles d'établissements, les services d'équivalence pour les titres étrangers et, avec l'accord du candidat, la confirmation de l'établissement.
Cet article décrit les points d'appui disponibles pour un employeur établi en Belgique, ce qu'ils confirment, ce qu'ils ne confirment pas, et le cadre légal à respecter.
Que confirme un registre officiel de diplômes en Belgique ?
Les sources publiques belges confirment surtout qu'un établissement ou un programme est reconnu, rarement qu'une personne précise détient un titre. Trois niveaux de preuve se distinguent.
- Niveau 1, l'établissement et le programme existent : les listes de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), de l'ARES pour l'enseignement supérieur francophone, et leurs équivalents flamands.
- Niveau 2, la personne détient le titre : la confirmation du service des études ou du secrétariat de l'établissement, avec l'accord du candidat.
- Niveau 3, le diplôme étranger est reconnu : la décision d'équivalence du service des équivalences de la FWB ou l'avis de NARIC-Vlaanderen.
Au 5 octobre 2026, aucune base publique belge ne permet à un employeur d'interroger directement la liste des titulaires d'un diplôme ; la confirmation passe par l'établissement (source : enseignement.be).
Quels registres un recruteur peut-il interroger côté francophone ?
Côté francophone, l'ARES et le portail enseignement.be permettent de contrôler qu'une haute école, une université ou une école supérieure des arts organise bien un cursus et délivre le grade correspondant. Ils renseignent sur le programme et le niveau du titre, pas sur la personne.
Pour confirmer le titulaire, le recruteur demande au candidat une copie du diplôme et son accord, puis s'adresse au service des inscriptions ou des diplômes de l'établissement. Les universités et hautes écoles répondent à ces demandes, avec des délais variables selon la période de l'année.
Pour un diplôme étranger, le service des équivalences de la FWB rend une décision officielle qui situe le titre par rapport au système belge. Les demandes se déposent dans des fenêtres déterminées et des frais administratifs s'appliquent : consultez le calendrier et le barème en vigueur sur le site du service.
Et du côté flamand, en région bruxelloise ou en Communauté germanophone ?
Un candidat peut avoir étudié en Flandre, et l'employeur bruxellois ou wallon doit alors changer d'interlocuteur. NARIC-Vlaanderen traite la reconnaissance des diplômes étrangers pour la Communauté flamande, et les établissements flamands confirment les titres de leurs diplômés selon leurs propres procédures. Une Vlaamse Diplomadatabank est évoquée dans l'écosystème flamand : vérifiez auprès de l'administration flamande son périmètre et ses conditions d'accès avant de vous y fier.
Pour un diplôme d'une autre Communauté, la logique reste la même : liste d'établissements d'abord, confirmation de l'établissement ensuite. Le tableau suivant compare les principaux points d'appui belges.
| Source | Gérée par | Ce qu'elle confirme | Qui peut l'interroger | Délai typique |
|---|---|---|---|---|
| ARES / enseignement.be | FWB et établissements | Établissements et cursus reconnus | Public | Immédiat |
| Service des équivalences | FWB | Valeur d'un diplôme étranger en Belgique | Le titulaire du diplôme | Variable, plusieurs semaines |
| NARIC-Vlaanderen | Communauté flamande | Reconnaissance de titres étrangers (Flandre) | Le titulaire | Variable |
| Service des études de l'établissement | Haute école ou université | Titulaire, titre, date | Employeur avec accord du candidat | Jours à semaines |
| Cadastre fédéral et INAMI | SPF Santé publique ; INAMI | Droit d'exercer d'un professionnel de santé | Public (selon fonction) | Immédiat |
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Demander un pilote gratuitLes professions de santé et les professions réglementées
Pour les professions de santé, le diplôme ne suffit pas : l'exercice suppose un enregistrement officiel. Le cadastre fédéral des professionnels de santé et l'INAMI permettent de contrôler l'agrément et l'inscription d'un médecin, d'une infirmière ou d'un kinésithérapeute. Les modalités exactes de consultation changent : référez-vous aux pages officielles actuelles.
D'autres professions (avocats, notaires, architectes, experts-comptables) sont suivies par des ordres ou instituts qui tiennent des tableaux consultables. Vérifier le tableau complète la vérification du diplôme, mais ne la remplace pas.
Pour le détail côté santé, voyez notre guide sur la vérification des diplômes de santé et de l'agrément.
Au 5 octobre 2026, la consultation d'un registre professionnel confirme l'autorisation d'exercer, pas l'authenticité du diplôme remis lors du recrutement (source : inami.fgov.be).
Comment la Belgique se compare-t-elle aux autres pays ?
La Belgique ressemble à la France : pas de registre national des diplômés, et une vérification qui repose sur l'établissement. Le Royaume-Uni, avec HEDD (Jisc), et les États-Unis, avec DegreeVerify du National Student Clearinghouse, disposent de bases de titulaires interrogeables à distance pour les établissements participants.
Ailleurs, l'Allemagne publie Hochschulkompass et anabin pour les établissements et titres étrangers, l'Espagne le RUCT, le Brésil e-MEC et l'Australie le registre de la TEQSA. Cette diversité compte pour un recruteur belge, car de nombreux candidats ont étudié en France, au Luxembourg, aux Pays-Bas ou hors d'Europe. Pour un diplôme français, le recruteur s'adresse à l'établissement émetteur ; le RNCP confirme seulement l'existence de la certification.
Consentement, RGPD et CCT n° 38
Le diplôme est une donnée personnelle, et la vérification doit rester proportionnée. Le RGPD s'applique, avec l'Autorité de protection des données (APD) comme autorité de contrôle, et la loi du 30 juillet 2018 relative à la protection des données en Belgique. Informez le candidat, limitez la demande aux diplômes utiles à la fonction et ne conservez la trace de la vérification que pour la durée nécessaire.
La convention collective de travail n° 38 encadre le recrutement et la sélection des travailleurs : les questions posées et les contrôles effectués doivent présenter un lien avec la fonction et respecter la vie privée du candidat. Une vérification de diplôme pertinente pour le poste s'inscrit dans ce cadre ; une enquête générale sur le parcours scolaire sans rapport avec le poste, non.
Au 5 octobre 2026, le critère commun reste la pertinence par rapport à la fonction, avec information préalable du candidat (source : autoriteprotectiondonnees.be).
Pour la constitution du dossier d'embauche, voyez aussi notre guide sur les documents RH, diplômes et droit au travail.
Questions de terrain : ce que demandent recruteurs et candidats
Existe-t-il un registre belge unique des diplômés ? Non. L'enseignement relève des Communautés ; les listes publiques portent sur les établissements et les programmes.
Peut-on simplement téléphoner à l'université ou à la haute école ? C'est possible, mais l'établissement demandera en général une demande écrite et l'accord du candidat. Gardez une trace de l'échange.
Le consentement du candidat est-il nécessaire ? C'est la pratique prudente au regard du RGPD et de la CCT n° 38, et la plupart des établissements l'exigent avant de répondre.
Que faire d'un diplôme étranger ? Orientez le candidat vers le service des équivalences de la FWB, ou NARIC-Vlaanderen côté flamand, et prévoyez plusieurs semaines.
Combien cela coûte-t-il ? Consulter une liste officielle est gratuit ; une décision d'équivalence entraîne des frais administratifs dont le montant figure sur le site du service.
Checklist : dans quel ordre vérifier
- Informer le candidat et recueillir son accord pour les diplômes utiles à la fonction.
- Contrôler l'établissement et le cursus dans les listes officielles (ARES, enseignement.be ou équivalent flamand).
- Demander la confirmation du titulaire à l'établissement émetteur.
- Pour un titre étranger, exiger la décision d'équivalence ou l'avis de reconnaissance.
- Pour une profession réglementée, consulter le cadastre, l'INAMI ou le tableau de l'ordre.
- Consigner la source, la date et le résultat, et supprimer ce qui n'est plus utile.
Le panorama sectoriel se trouve dans notre guide des industries de la vérification, et la comparaison des outils dans l'article sur la plateforme de vérification des diplômes RH.
Automatiser la vérification avec un degree verification service
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Questions fréquemment posées
Qu'est-ce qu'un degree verification service en Belgique ?
C'est un service qui compare les informations d'un diplôme à une source officielle ou à la réponse de l'établissement émetteur. En Belgique, faute de registre unique, il s'appuie sur les listes d'établissements et sur les confirmations des services d'études.
Un diplôme étranger doit-il passer par une équivalence ?
Pour faire valoir un titre étranger comme titre belge, une décision d'équivalence de la FWB ou l'avis de NARIC-Vlaanderen est utile. Le recruteur peut aussi demander une confirmation de l'établissement d'origine. Le besoin dépend du poste.
Le consentement du candidat est-il obligatoire ?
Le candidat doit être informé, et la vérification doit rester liée à la fonction, selon le RGPD et la CCT n° 38. Obtenir son accord écrit est la pratique la plus sûre.
Le cadastre ou l'INAMI prouvent-ils le diplôme ?
Non. Ils confirment l'autorisation ou l'enregistrement pour exercer une profession de santé, pas le contenu du diplôme remis au recrutement.
La vérification est-elle payante ?
Les listes officielles sont gratuites à consulter. Les décisions d'équivalence entraînent des frais administratifs, et certains services de confirmation peuvent être payants : vérifiez le barème de chaque organisme.
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