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KYB : guide complet de la vérification des entreprises

Qu'est-ce que le KYB ? Processus de vérification des entreprises au Canada, documents requis (certificat REQ, NEQ)

L'équipe CheckFile
L'équipe CheckFile·
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Le KYB (Know Your Business) est le processus de vérification de l'identité, de la structure juridique et de la conformité réglementaire d'une entité commerciale avant l'établissement d'une relation d'affaires. Au Canada, cette obligation découle de la LRPCFAT (Loi sur le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes). Au Québec, le Registraire des entreprises (REQ) constitue la source de référence pour l'identification et la vérification des compagnies.

En 2024, le CANAFE a prononcé des pénalités administratives significatives pour défaut de vigilance sur les personnes morales. Le registre des entreprises du Québec, accessible en ligne via le REQ, fournit les informations clés sur toute compagnie immatriculée dans la province.

Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil juridique, financier ou réglementaire. Consultez un professionnel qualifié pour toute question relative à votre situation spécifique.

Qu'est-ce que le KYB et pourquoi est-il indispensable

Le KYB est l'équivalent du KYC appliqué aux personnes morales. Il vise à vérifier qu'une entreprise partenaire, cliente ou fournisseur existe réellement, exerce une activité légitime et ne présente pas de risques liés au blanchiment de capitaux ou au financement du terrorisme.

Au Canada, l'obligation de connaître son co-contractant personne morale est posée par la LRPCFAT et ses règlements d'application. Cette vérification inclut l'identification de l'entité elle-même, de ses administrateurs et de ses bénéficiaires effectifs détenant plus de 25 % du capital ou des droits de vote.

Le processus KYB ne se limite pas à la collecte documentaire initiale. Il intègre une surveillance continue de la structure capitalistique, des changements d'administrateurs et des modifications au registre, conformément à l'approche par les risques préconisée par le CANAFE.

KYB et KYC : les différences fondamentales

Critère KYC (Know Your Customer) KYB (Know Your Business)
Périmètre Personne physique Personne morale (compagnie, société, OBNL)
Documents principaux Permis de conduire, passeport, justificatif de domicile Certificat de conformité REQ, statuts constitutifs, registre des actionnaires
Bénéficiaires effectifs Non applicable directement Identification obligatoire (seuil 25 %)
Fréquence de revue Annuelle à triennale selon le risque Continue (surveillance registre, modifications)
Coût moyen par vérification 2 à 20 CAD (automatisé) 20 à 110 CAD (selon la complexité)
Niveau d'automatisation Élevé (OCR, biométrie, vérification documentaire) Moyen à élevé (interrogation API registres, analyse documentaire)

Le KYB est intrinsèquement plus complexe que le KYC en raison de la profondeur des chaînes de détention. Une société holding peut détenir des filiales dans plusieurs juridictions, chacune avec ses propres obligations déclaratives. La remontée vers le bénéficiaire effectif final nécessite souvent de croiser des registres de plusieurs pays.

Pour un panorama complet du processus KYC, consultez notre guide KYC pour les entreprises.

Les étapes du processus KYB au Québec

Vérification de l'existence légale

La première étape consiste à confirmer l'existence juridique de l'entité. Au Québec, cela passe par l'obtention d'un certificat de conformité auprès du Registraire des entreprises du Québec (REQ). Le certificat mentionne le nom de l'entreprise, le NEQ (numéro d'entreprise du Québec), l'adresse du siège, la forme juridique, les administrateurs et la date d'immatriculation.

Pour les entreprises fédérales, le registre de Corporations Canada fournit les informations équivalentes.

Identification des bénéficiaires effectifs

La LRPCFAT exige l'identification des personnes physiques qui détiennent ou contrôlent directement ou indirectement 25 % ou plus des parts ou des droits de vote de l'entité. Au niveau fédéral, les sociétés régies par la Loi canadienne sur les sociétés par actions doivent maintenir un registre de contrôle accessible aux autorités depuis juin 2019 (Corporations Canada — Registre de contrôle).

Les entités déclarantes ne peuvent se contenter de la déclaration au registre et doivent croiser les informations avec les statuts constitutifs, les résolutions des administrateurs et, le cas échéant, les conventions entre actionnaires.

Collecte et vérification documentaire

Document Société par actions (QC) OBNL Société de personnes Succursale étrangère
Certificat de conformité REQ Obligatoire Obligatoire Obligatoire Obligatoire
Statuts constitutifs à jour Obligatoire Obligatoire Convention de société Statuts de la société mère
Registre des actionnaires Obligatoire Non applicable Convention Obligatoire
Attestation de Revenu Québec Recommandé Recommandé Recommandé Obligatoire
Pièce d'identité des administrateurs Obligatoire Obligatoire Obligatoire Obligatoire

Screening et listes de sanctions

Le processus KYB inclut le criblage de l'entité et de ses administrateurs contre les listes de sanctions internationales : liste des entités inscrites du Canada, listes consolidées de l'ONU, OFAC (États-Unis) et listes de l'UE. Ce criblage doit être effectué à l'entrée en relation et actualisé périodiquement.

Évaluation du risque et surveillance continue

Chaque entité vérifiée est classée selon un profil de risque (faible, standard, élevé) déterminé par des critères objectifs : secteur d'activité, pays d'implantation, structure capitalistique, exposition aux PPV et antécédents réglementaires. La surveillance continue implique un monitoring des modifications au registre des entreprises et des alertes sur les listes de sanctions.

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Secteurs les plus concernés par le KYB au Québec

Les obligations KYB s'appliquent à toutes les entités déclarantes au titre de la LRPCFAT, mais certains secteurs sont particulièrement exposés. Les banques à charte, les coopératives de crédit (dont les caisses Desjardins), les entreprises d'investissement et les entreprises de services monétaires vérifient systématiquement leurs clients personnes morales. Les assureurs, les courtiers immobiliers et les CPA sont également tenus de procéder à un KYB complet.

Les secteurs à risque élevé identifiés par le CANAFE incluent le commerce international, les services de domiciliation, les entreprises de monnaie virtuelle et les sociétés de gestion d'actifs. Pour ces secteurs, la vigilance renforcée est systématique.

Au Québec, l'AMF exerce une surveillance additionnelle sur les institutions financières provinciales, ce qui ajoute une couche de conformité pour les compagnies opérant dans la province.

Automatiser le processus KYB

La vérification manuelle d'un dossier KYB complet prend en moyenne 4 à 8 heures par entité : collecte des documents, interrogation des registres, vérification croisée et archivage. Ce délai est incompatible avec les volumes d'onboarding des grandes compagnies.

Les solutions d'automatisation KYB permettent de réduire ce délai à moins de 15 minutes grâce à l'interrogation directe des API du REQ, la vérification automatique de l'authenticité des documents et le criblage en temps réel des listes de sanctions. CheckFile intègre ces fonctionnalités dans une plateforme unifiée de vérification documentaire.

Pour une matrice complète des vérifications par secteur, consultez notre checklist de due diligence client. Le cadre réglementaire complet est détaillé dans notre guide de conformité documentaire.

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FAQ

Quelle est la différence entre KYB et due diligence fournisseur ?

Le KYB est le volet réglementaire LBA/LAT de la vérification d'une personne morale, imposé par la LRPCFAT aux entités déclarantes. La due diligence fournisseur est un processus plus large qui inclut le KYB mais aussi l'évaluation financière, la conformité fiscale (attestation de Revenu Québec), sociale et la capacité opérationnelle. Le KYB est une obligation légale ; la due diligence fournisseur relève aussi de la gestion des risques contractuels.

À quelle fréquence faut-il renouveler un KYB ?

La réglementation ne fixe pas de fréquence uniforme. L'approche par les risques impose une revue annuelle pour les entités à risque élevé, tous les deux à trois ans pour le risque standard, et à chaque événement significatif (changement d'administrateur, modification du capital, fusion-acquisition). La surveillance continue via les modifications au registre des entreprises et les alertes sur les listes de sanctions permet de déclencher des revues ponctuelles.

Le KYB est-il obligatoire pour les organismes à but non lucratif ?

Les OBNL sont soumis aux obligations KYB lorsqu'ils entrent en relation d'affaires avec une entité déclarante. Les OBNL recevant des subventions importantes doivent également s'immatriculer au REQ et déclarer leurs administrateurs. L'absence de but lucratif ne dispense pas de la vérification réglementaire.

Quelles sont les sanctions en cas de défaut de KYB au Canada ?

Le CANAFE peut prononcer des pénalités administratives pouvant atteindre 500 000 CAD par infraction. Les infractions pénales peuvent entraîner jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 2 000 000 CAD d'amende. Le défaut d'identification des bénéficiaires effectifs est spécifiquement visé par les directives du CANAFE.

Comment vérifier un certificat de conformité du REQ ?

L'authenticité d'un certificat de conformité se vérifie en le confrontant aux données du Registraire des entreprises du Québec. Les points de contrôle incluent : cohérence du NEQ, date de délivrance, correspondance entre les administrateurs déclarés et les informations au registre, et absence de mention de radiation. Les solutions automatisées comme CheckFile effectuent ces contrôles en quelques secondes.

Nos données de plus de 180 000 documents traités mensuellement confirment un taux de détection de fraude de 94,8 % et un temps moyen de vérification de 4,2 secondes. Le croisement automatique entre le certificat du REQ, les statuts constitutifs et le spécimen de chèque détecte les incohérences qui échappent systématiquement à la vérification visuelle.

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